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Je suis jeune, en bonne santé et sans maladie chronique, j’ai peu donc de risques de mourir de la Covid-19. Pourquoi dois-je me faire vacciner ?

La mortalité de la COVID chez les personnes jeunes en bonne santé est très faible. En dessous de 20 ans, elle est estimée à moins de 1 mort sur 1 million. Entre 20 et 40 ans, la mortalité varie, entre 1 sur 10 000 et 1 sur 1000 ce qui est non négligeable.
Par ailleurs, il n’y a pas que la mortalité qui doit être prise en compte. Les formes sévères qui mènent à une hospitalisation simple, voire en réanimation, sont plus fréquentes (près de 1%). Et ces formes peuvent être associées à des séquelles lourdes. Même en dehors des formes graves, il y a un risque de développer ce qu’on appelle le “covid long”, qui s’accompagne de symptômes avec des conséquences réelles sur votre vie quotidienne (perte de goût et d’odorat, fatigue chronique, problèmes cardiaques et respiratoires).

Il est très difficile d’évaluer précisément le risque à court terme du COVID dans une population à faible risque. Un article dans Science suggérait un risque de forme grave menant à une hospitalisation de près de 1%. Le risque de décès pour les personnes en bonne santé de moins de 40 ans est de 2 pour 10 000. Un risque immensément plus important que le risque de développer une thrombose après vaccination par Astra Zeneca ou Johnson & Johnson. En extrapolant les données d’un autre article paru dans le Lancet Respiratory Medicine on retrouve les mêmes ordres de grandeur.
On peut dire que dans la population à faible risque, il y a grossièrement 1% de risque d’être hospitalisé, et 1% de ces patients hospitalisés mourront (soit un risque de 1 sur 10 000).

Enfin, et c’est important, près d’un quart des patients ayant eu une COVID symptomatique présenteront des symptômes persistants au delà de 3 mois. La fréquence et la sévérité des COVID longs sont encore peu connues, mais elles ne sont pas négliageables. Dans une étude de cohorte du Lancet, c’est près de 3/4 des patients qui présentent au moins un symptome persistant 3 mois après l’infection.