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J’ai déjà été infecté par la COVID, et d’ailleurs j’ai fait une forme peu sévère. Quel est l’intérêt de se faire vacciner? Même si je suis ré-infecté, je sais que ce n’est pas grand chose…

Tout d’abord, même si les risques sont faibles, ils ne sont pas nuls (cf cette question/réponse). Ensuite, il n’y a aucune raison de penser qu’une éventuelle 2ème infection sera la même que la première. L’intensité des symptômes et la sévérité de la maladie dépend d’énormément de facteurs différents et il est impossible d’estimer à l’avance si l’on fera une forme bénigne.

Enfin, on rappelle que la vaccination n’est pas simplement une décision personnelle, mais doit aussi s’intégrer dans une réflexion collective. Cf cette question/réponse, seule la vaccination du plus grand nombre permettra d’éteindre cette épidémie.

Il parait que ces vaccins contiennent des métaux lourd. Dois-je m’en inquiéter?

Pas du tout. Tout d’abord, aucun des vaccins contre le COVID actuellement disponibles en France ne contient des métaux lourds. Ensuite, il est vrai que certains adjuvants ou stabilisateurs d’autres vaccins contiennent de l’aluminium ou du mercure. Mais cela ne comporte aucun risque. Nous avons plus de 90 ans de recul sur l’aluminium dans les vaccins et il n’y a jamais eu de risque rapporté.

J’ai un terrain allergique, j’ai déjà fait un oedème de Quincke, ou d’autres réactions allergiques. Est-ce qu’il n’y a pas un risque de réaction allergique avec un des vaccins?

Non, les cas d’allergies aux vaccins COVID sont extrêmement rares. Les contre-indications sont uniquement :

  • Antécédent de réaction allergique avérée à la première injection
  • Antécédent d’allergie à un des composants du vaccin, en particulier aux polyéthylène-glycols et par risque d’allergie croisée au polysorbate
  • Antécédent d’allergie à la trométhamine (TRIS, trométamol) pour les vaccins ARNm

Manque-t-on de recul sur les effets indésirables des vaccins sur le long terme ?

Aucun vaccin jusqu’à présent n’a présenté un risque quelconque à long terme. Nous avons déjà énormément de recul sur les vaccins anti Covid, des centaines de millions ont été déjà vaccinés depuis des mois. Un risque à long terme c’est un risque faible à court terme qui s’accumulerait.  Ainsi, tout risque à long terme peut déjà s’estimer avec le recul actuel.

En revanche, nous manquons de recul sur les conséquences à long terme du COVID qui pourraient être graves chez certaines personnes. N’oublions pas, enfin, que certains virus augmentent le risque de développer certains cancers.

La vaccination est-elle plus risquée que les médicaments traditionnels ?

Tous les traitements présentent des risques d’effets secondaires qui peuvent être parfois, mais très rarement, mortels. Ainsi, la liste des effets indésirables du paracétamol ou de l’ibuprofène elle est longue. Ces risques sont inhérents à toute thérapie mais ils sont extrêmement faibles. Par exemple, le risque d’un effet indésirable grave après une prise d’aspirine est de plus d’un sur 10 000, soit beaucoup plus que le risque de thrombose par la vaccination.

A titre de comparaison, le risque de développer une thrombose grave après vaccination approche celui d’avoir un accident d’avion sur une compagnie régulière.

Tous les vaccins proposés reposent sur une nouvelle technologie non éprouvée. Serions-nous tous des cobayes ?

Oui et non. La technologie des vaccins Astra-Zeneca et Johnson&Johnson n’est pas tout à fait nouvelle, la vaccination par adénovirus a déjà été expérimentée contre Ebola et a été mise au point par l’institut Pasteur. En revanche, les vaccins à ARN messager (Pfizer/BioNTech et Moderna) sont eux issus d’une technologie nouvelle mais il ne s’agit pas d’une expérimentation à grande échelle ! L’ensemble du processus de développement et de fabrication a suivi les règles strictes et aucune étape n’a été sautée (étude de tolérance, étude de sécurité, étude d’efficacité) avant la commercialisation des vaccins. Des centaines de millions de personnes ont reçu une ou deux doses de ces nouveaux vaccins, et la surveillance pharmacologique est maximale. Non nous ne sommes pas des cobayes, ces vaccins sont une chance inespérée pour sortir le plus rapidement possible de la pandémie.

Est-ce que je prends un risque de mourir d’une thrombose si je me fais vacciner avec une dose d’Astra-Zeneca ou de Johnson & Johnson ?

Un certain nombre de cas de thromboses, pas tous mortels, ont été remontés à la suite d’injection des vaccins AZ et J&J. Plus précisément, le risque de thrombose cérébrale ou localisée est approximativement de 1 sur 100 000, sachant que nous sommes tous à risque d’en faire une. Par exemple en prenant l’avion ou la pilule contraceptive. S’il est bien réel, le sur-risque dû au vaccin est extrêmement minime. L’Angleterre a ainsi vacciné massivement sa population avec le vaccin AstraZeneca, avec seulement quelques cas de thrombose par million de personnes vaccinés.

A titre de comparaison, être malade de la COVID19 est associé à un risque 8 fois plus important de thrombose grave. Il y a un recul suffisant aujourd’hui, avec plus de 100 millions de personnes vaccinées par AstraZeneca, ce qui rassure énormément sur la sécurité de ce vaccin.